Le master GPRE : un programme d'étude trinational

Le master GPRE, qu’est-ce que c’est ?

Le master « Gestion de Projet Régionaux et Européens », dit GPRE, est un master trinational entre l’Allemagne, la France et la République Tchèque. Au cours des deux ans d’études, les étudiants des trois nationalités concernées passent un semestre dans chaque pays, le dernier semestre est réservé à la réalisation d’un stage. Ainsi, lors du premier semestre, les étudiants se rencontrent pour la première fois en France, à Lorient, à l’Université de Bretagne Sud (UBS). Ce premier semestre a pour but de présenter la gestion de projet et son application dans un contexte européen. Le deuxième semestre se déroule en Allemagne, à Zwickau, à la “Westsächsische Hochschule Zwickau” (WHZ), ou “Université de sciences appliquées de Zwickau”. Lors de ce séjour en Allemagne, les cours sont axés sur l’interculturalité et le multilinguisme. Enfin, le dernier pays d’études est la République Tchèque. Ce dernier semestre d’études se déroule à České Budějovice, à la “Jihočeská univerzita v Českých Budějovicích” (JČU), ou “Université de Bohême du Sud” où l’accent est mis sur le développement durable et la gestion des territoires. Le semestre de stage qui conclut le cursus, peut se dérouler à l’étranger

Rejoindre le master, qu’est-ce que ça peut vous apporter ?

Rejoindre le master GPRE c’est intégrer un corps d’étudiants multiculturel franco-germano-tchèque. Intégrer ce master offre la possibilité d’étudier et de vivre dans 3 pays différents, voire même 4 selon l’endroit choisi pour la réalisation du stage ; intégrer ce master permet d’en apprendre plus sur les cultures, les modes de vies et les méthodes de travail propres à chacun des pays partenaires ; intégrer ce master, c’est également suivre un cursus qui mêle la théorie (cours sur l’interculturalité, le management de région, les méthodes de recherches quantitatives et qualitatives...), la pratique (travaux sur des projets réels et concrets) et l’apprentissage des trois langues du master (français, allemand, tchèque) sans oublier l’anglais. Enfin, choisir ce master, c’est s’embarquer pour une expérience très enrichissante tant au niveau professionnel et culturel qu'au niveau personnel.

Convaincu ? Si vous êtes intéressé, rejoignez-nous !

Pour plus d'informations sur le déroulement des études et les procédures de candidature, n'hésitez pas à consulter les sites des différentes universités partenaires :

Cliquez ici pour accéder au site de l’Université Bretagne Sud (page en français).

Cliquez ici pour accéder au site de la Westsächsische Hochschule Zwickau (page en allemand).

Cliquez ici pour accéder au site de la Jihočeská univerzita v Českých Budějovicích (page en anglais).


Avis d'étudiants sur l'interculturalité

Pour savoir ce que des étudiants du master GPRE pensent de l'interculturalité, nous avons créé un petit questionnaire. Au total nous avons reçu 6 réponses d'anciens étudiants (4 participants sont d'origine allemande, un d'origine française et un d'origine tchèque). Mais que pensent-ils ?

 

Question n°1 : Quelle est votre perception de l´interculturalité?

R1 : J'aime être dans un environnement interculturel. Je trouve ça très intéressant d'être confronté à d'autres cultures et d'en apprendre plus sur les autres pays. Cela permet aussi de réfléchir à notre propre culture et comment on la conçoit. L'interculturalité peut être difficile à gérer quand on y est confronté pour la première fois. C'est important d'avoir conscience qu'on est dans un environnement interculturel quand c'est le cas pour éviter de mal réagir et faire preuve de tolérance.

 

R2 : En bref Être capable de s'adapter à différentes situations culturelles et de rester authentique.

R3 : La capacité et la volonté de combiner et de différencier les différentes cultures.

R4 : L'interculturalité est la rencontre des différentes cultures et aussi l'interaction entre les membres des cultures différentes.

R5 : L'interculturalité signifie pour l'individu de se sentir chez lui dans différentes cultures, de comprendre les codes culturels de ces différents groupes. À un niveau macroéconomique, elle peut faire référence à une société composée de différentes cultures qui coexistent pacifiquement dans la compréhension et le respect mutuels.

R6 : Grâce aux études à l'étranger et aux contacts fréquents avec des étudiants étrangers, je perçois de moins en moins le concept d'interculturalité. Beaucoup de choses me semblent déjà normales, et à moins qu'il ne s'agisse d'une culture différente (un autre continent), où les différences sont un peu plus grandes. Par conséquent, je perçois le concept d'interculturalité de manière très positive.

 

Question n°2 : Comment l'interculturalité influence votre vie (dans les domaines de la vie quotidienne, vie étudiante et/ou professionnelle, etc.) ?

R1 : Je pense que l'interculturalité influence beaucoup ma vie depuis que je suis dans le master GPRE. Je suis constamment entourée de personnes ayant une autre culture que la mienne et je suis amenée à travailler avec eux. Cela demande de l'adaptation, une ouverture d'esprit et de la tolérance pour que ça fonctionne. C'est très intéressant et j'apprends beaucoup de choses.

R2 : Je pense que c'est une influence passive qui me facilite la vie, car elle me permet d'interpréter plus facilement les interactions et me rend plus ouvert d'esprit en général.

R3 : Je travaille au Luxembourg, qui est vraiment très multiculturel. Je pense que le meilleur exemple pourrait être une situation à la caisse du supermarché. Normalement, lorsque vous passez à la caisse dans un autre pays, c'est l'interaction interculturelle la plus simple : vous effectuez le processus de paiement et utilisez les quelques mots que vous connaissez de la langue locale. Ici, c'est complètement différent. Il est possible que la caissière parle (allemand, français, luxembourgeois, portugais, etc.). En général, vous voulez rester amical et parler la langue de la caissière et, par conséquent, la situation devient amusante puisque vous "négociez" la langue en quelques secondes et agissez en conséquence.

R4 : J'ai des amis dans différents pays et continents. Parfois, je peux sentir la différence entre nous dans nos réactions à des situations similaires. Dans ma vie professionnelle, il n'y a pas beaucoup de situations interculturelles.

R5 : L'environnement interculturel influence ma vie quotidienne car j'ai des amis qui viennent de différents pays (je parle anglais et français avec eux) et pendant mon stage actuel dans une organisation de développement, j'utilise l'anglais quotidiennement, souvent le français aussi et parfois même l'espagnol.

R6 : L'environnement interculturel m'a beaucoup influencé. Il me semble que j'ai une vision plus large, je suis plus ouvert aux choses nouvelles et inconnues. En même temps, j'essaie d'éviter tout préjugé et je préfère essayer de connaître les choses et de me faire ma propre opinion sur elles.

 

Question n°3 : Avez-vous déjà vécu des situations d’interculturalité ? Si oui, pouvez-vous nous donner des exemples ?

R1 : Oui, beaucoup je pense. Par exemple, quand j'étais en Allemagne pour mon échange de trois mois, on est allé manger chez les voisins avec ma famille allemande. Au moment de leur dire bonjour, je me suis avancée pour leur faire la bise et ils se sont écartés et m'ont tendu la main. J'étais très surprise parce que pour nous, ça peut paraître presque impoli mais j'ai appris après qu'en Allemagne on ne faisait pas la bise mais qu'on serrait plutôt la main. Les fois d'après, je savais comment dire bonjour.

R2 : Tout le temps, principalement en raison de mes études dans d'autres pays, mais aussi simplement dans un environnement quotidien par des interactions avec des personnes de différentes origines.

R3 : cf. réponses ci-dessus, mais aussi la situation professionnelle où je travaille avec des personnes de différents pays (Italie, Espagne, Roumanie, République tchèque :) ) ou les études de GPRE.

R4 : Acheter un verre d'olives dans un supermarché turc à Berlin est déjà une expérience interculturelle. Les exemples sont innombrables. En vivant avec une famille en France, j'ai fait l'expérience de leurs habitudes alimentaires. J'ai adopté quelque chose de la cuisine et des habitudes alimentaires de chaque endroit où j'ai vécu un peu plus longtemps pour créer ma propre cuisine.

R5 : Toujours dans le master GPRE, avec des amies qui viennent de différents pays, quand voyager et rencontrer "les locaux"...

R6 : Les premières situations interculturelles ont eu lieu lors de mon premier erasmus, puis quand j'ai rejoint le réseau des étudiants Erasmus et en même temps quand j'ai commencé à étudier dans le master GPRE.

 

Question n°4 : Selon vous, quels sont les avantages d'étudier dans un environnement interculturel dans le cadre du master GPRE?

R1: On apprend beaucoup de choses. D'abord, étudier dans le master GPRE demande une grande faculté d'adaptation, ce qui est pour moi une grande qualité. On apprend à travailler avec des personnes de différentes nationalités, avec différentes méthodes de travail et différentes cultures. Par exemple, je trouve que le master pousse les français à participer davantage aux cours, car cela fait partie intégrante des cours en Allemagne et en République tchèque. C'est quelque chose de moins courant en France. On apprend différentes méthodes de travail et on sort des études en étant polyvalent. Enfin, c'est très intéressant et enrichissant au niveau humain d'avoir des amis de différentes cultures et de les fréquenter au quotidien.

R2 : Je crois surtout que cela vous rend plus adaptable et plus flexible. On s'habitue à ne pas nécessairement s'attendre à une chose, parce qu'on se rend compte qu'elle peut être complètement différente dans un autre endroit/pour d'autres personnes. Cela vous prépare à toutes sortes de situations inconnues.

R3 : Vous apprenez que les choses peuvent être faites avec une approche complètement différente ( y compris la façon dont vous pensez).

R4 : J'ai aimé la dynamique de groupe et les discussions enrichissantes. Dans ce master, on apprend beaucoup plus que les cours. Tout le temps que nous avons passé ensemble a été une énorme expérience d'apprentissage interculturel, que ce soit en classe, au gymnase ou à une fête. J'ai beaucoup appris sur les pays et les cultures des autres. La France et la République tchèque se rapprochent beaucoup pour moi maintenant.

R5 : Vous devenez ouvert d'esprit, cela vous aide à comprendre que les personnes issues de milieux culturels différents ont des points de vue différents sur les choses, un comportement différent envers les professeurs, vous pouvez améliorer vos compétences linguistiques, vivre dans un autre pays que le vôtre pendant un certain temps...

R6 : Nous essayons de travailler dans un environnement international, en parlant parfois quatre langues dans un groupe. Nous voyons de nouvelles opinions, de nouveaux points de vue et de nouvelles expériences d'autres pays.

 

Question n°5 : Quels problèmes interculturels avez-vous rencontré lors de votre séjour dans un pays étrangers ? (Sujet tabou, intégration, etc.)

R1: Je n'ai jamais eu spécialement de problèmes interculturels à l'étranger. J'ai parfois été surprise du comportement de certaines personnes, en République tchèque par exemple, qui me fixaient beaucoup dans la rue ce qui est très impoli en France. Je pense que les problèmes que j'ai eu étaient plus liés à la personne en face de moi qu'à sa culture.

R2 : Problèmes de langue, perceptions différentes de la politesse, coutumes inhabituelles, traitement en raison de mon sexe, etc.

R3 : En ce moment, dans la situation de télétravail, c'est la confiance. Comme vous n'avez pas d'homologue, vous ne pouvez que supposer pourquoi il/elle se comporte ainsi. Une petite histoire pour expliquer ce que je veux dire. Dans le cadre de mon travail, j'ai été obligé de participer à un cours qui est assez populaire (et donc les places sont rares). Je ne savais pas si mon collègue tchèque devait également s'y inscrire. Je l'ai donc informé de l'existence de ce cours, mais il m'a répondu qu'il ne s'inscrirait que lorsque notre supérieur le lui dirait. J'ai copié-collé le message que mon superviseur m'avait écrit, dans lequel il disait qu'il irait dire à mon collègue de participer à la formation. Cependant, mon collègue a refusé et a décidé de ne pas s'inscrire au cours jusqu'à ce qu'il/elle ait reçu l'instruction "officielle". Pour moi, je n'ai pas vraiment compris ce comportement puisqu'il était évident que cette instruction suivrait bientôt et que les places sont si rares, je voulais simplement faire une faveur à mon collègue. Par conséquent, j'avais l'impression que mon collègue ne me ferait pas confiance, ni aux informations que je lui fournissais. Cependant, mon collègue a expliqué plus tard qu'il/elle ne voulait pas s'inscrire pour ne pas retourner voir nos superviseurs. Un point de vue que je n'aurais jamais envisagé.

R4 : A la fin de mon stage au Cameroun, l'organisation m'a demandé une présentation du feedback. J'ai même demandé à nouveau si je pouvais être honnête et ils ont dit oui. Comme mon séjour là-bas a été extraordinaire, j'ai souligné de nombreux points positifs, mais, comme je l'ai appris en Allemagne, j'ai également mentionné les points douloureux. Pour moi, il est important de les signaler pour que l'organisation s'améliore encore. Mes amis et mon patron ont été très contrariés. Horrifiés, ils m'ont demandé si les premières semaines là-bas étaient vraiment si terribles. J'ai essayé d'expliquer que ce n'était pas la fin du monde et que j'étais juste un peu perdue au début. Je pense que même après toutes ces explications mutuelles, nous n'avons pas réussi à nous comprendre.

R5 : Différents modes d'habillement obligatoires (par exemple, à Jérusalem, vous devez porter un foulard) - si vous ne le portez pas là-bas en tant que femme, c'est problématique. Difficultés de communication si vous n'avez que des connaissances de base de la langue parlée dans le pays. Perception différente du temps (par exemple, les propriétaires de magasins ne se présentent pas toujours aux heures d'ouverture). Sinon pas vraiment des problèmes. Si tu essayes de parler la langue locale, les gens sont hyper contents.

R6 : Jusqu'à présent, je n'ai rencontré aucun problème.


Projets réalisés par des étudiants du master GPRE

Au cours du cursus vous êtes amenés à monter et gérer des projets, ce site web est un exemple de projet réalisé au sein de cours de "gestion de projet interculturel" à la WHZ.

Voici d'autres projets pensés et menés par des étudiants :


Pour terminer ce parcours, venez faire une activité et évaluer vos connaissances sur l'interculturalité dans la section suivante